Bouh de laine et chant de coton

06 avril 2019

Le retour du froid...Lilly9 "Dans la neige"...

 

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Quel beau printemps nous avons connu ces derniers mois, alors même que nous étions encore en hiver! J'en ai vraiment profité à fond en faisant de belles balades dans la garrigue, dans les champs, dans les bois. Et partout des fleurs à profusion, odorantes à souhait. Oui, à en éternuer...à vos souhaits! Je pense même qu'il y a bien longtemps que nous n'avions vu une telle abondance de floraison. Alors comment ne pas s'y croire vraiment au printemps? Sauf que là, tout d'un coup, les températures ont chuté. Un petit soubresaut de l'hiver, comme s'il voulait montrer qui est le maître et affirmer qu'on ne l'envoie pas paître aussi facilement. J'en profite donc pour vous montrer ma petite Lilly qui découvre la neige pour la première fois. La partie 9 du défi Lilly lancé par Liliv. Voici ce que nous devions réaliser: "Lilly9 dans la neige"; la tenue de Lilly et le bonhomme de neige. Le chien avait déjà été réalisé en automne.

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Cette étendue blanche et froide, c'était une première pour Lilly, mais comme tous les enfants, elle s'est vite prise au jeu. De boules de neige en boules de neige, elle a eu vite fait de faire un bonhomme que Toutounet admire sans réserve.

Maintenant, si on partait prendre un bon bol d'air au cours d'une longue balade dans la poudreuse. Le plus grand des chiens, c'est le premier que j'avais réalisé. Je le trouvais trop gros pour Lilly. Mais, je pense soudain qu'il accompagnera en toute sécurité Lilly lors de sa promenade, tel un bon St Bernard. Dans l'idée, je lui ai même accroché un petit tonnelet autour du coup. Après, je ne dirai pas ce que j'y ai mis dedans...un chocolat chaud???

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Les chiens sont impatients de gambader, ne tardons pas. Au cours de la sortie, je te réserve une surprise Petite Lilly.

Je t'ai fabriqué des skis et une luge, tu vas pouvoir t'en donner à coeur joie.

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Tu commences par quoi?

Une petite descente à skis? Après quelques petits exercices, te voilà déjà prête à faire ta première petite piste. Pas de doute, tu es vraiment douée! Fais attention quand même, ne va pas trop vite!

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C'est fatigant le ski, si tu essayais la luge maintenant?

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 C'est rigolo, hein? Je sens qu'on n'est pas rentrées!

Pour voir les réalisations des copinautes, c'est ICI

Quelques détails des skis et de la luge au cas où ça intéresserait quelqu'un ou quelqu'une. Pour les skis et les patins de la luge, j'ai utilisé une barquette de fromages, découpée et recouverte de pieces crochetées.

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Pour le reste de la luge, l'armature est en carton, recouverte de pièces crochetées et cousues ensembles:

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Les photos sont suffisamment parlantes pour en comprendre les grandes étapes...pour le reste, laissons place à l'imagination de chacune...

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25 mars 2019

Et si c'était la dernière fois?

 

pic-st-loup-1[1]Je suis à la retraite et je m'adonne régulièrement à une de mes passions de plein air: la marche. J'avais l'habitude de partir seule pour de longues balades. Mais voilà, je ne sais pourquoi, je suis devenue peureuse. Un club de marche pour senors s'est créé dans mon village, j'y ai adhéré. Nous baladons dans les environs, tout autour des villages alentours, à un rythme assez soutenu. Toutefois, comme nous marchons deux heures, deux heures et demies, nous nous aventurons plus loin que je n'irais seule et je découvre encore des chemins que je ne connaissais pas. Depuis la fin de l'été, je me suis bien remise en jambes. Aussi, quand mes fils, venus nous rendre visite pour une semaine, m'ont proposé de faire "l'escalade" du Pic St Loup, je n'ai pas hésité à dire "oui". Le Pic St Loup (photo empruntée sur le Net), est un point culminant mythique dans notre pays méditerranéen légèrement vallonné. Certes, ce n'est pas l'Everest, mais le gravir une fois de plus après tant d'années, c'est un défi que je m'étais fixé. Peut-être serait-ce la dernière fois! Alors? Je vous emmène avec moi, vous, pour qui ce sera peut-être la première fois...

Nous nous garons sur le parking à Cazevieille. Ouh! Là! J'en vois parmi vous qui ne sont pas très convenablement chaussés. Mettez donc vos chaussures de randonnée! Et puis, tiens, puisque vous avez des bâtons de marche, prenez les aussi. La balade, balade dite par excellence "balade des familles", soit disant "facile", s'avère un peu dure pour les pieds en raison des ravinages qui font affleurer cailloux et rochers blessés et blessants.20190312_150537 (2) Nous enfilons un sac à dos dans lequel nous avons pris soin de mettre une bouteille d'eau, un léger encas et l'incontournable appareil photo. Et bien, on dirait que nous voilà prêts à partir. Ah non, n'oublions pas de prendre une petite laine autour de la taille. Il fait beau aujourd'hui, un T-shirt à manches longues suffit. Nous allons pourtant transpirer tout au long de la montée. Arrivés en haut, nous serons prudents d'enfiler une veste. Nous quittons enfin le parking.

20190312_175420 (3)Juste après le grand chêne qui a dû en voir passer des sportifs de toutes catégories, deux parcours s'offrent à nous; l'un de 5h, l'autre de 3h. Il est déjà 15h, nous allons choisir le plus court. Ouf, vous entends-je dire. Le plus court, mais le plus pentu évidemment! Ah, on fait moins les fanfarons, là! Dorénavant, on respecte la consigne évidente pour ne pas se tordre bêtement une cheville: on regarde où l'on pose son pied! Si on veut regarder le paysage, on s'arrête. Côté végétation, le buis et le chêne vert dominent. C'est quasi le printemps. Tout au long de la première partie du parcours, nous allons voir quelques fleurs qui arrivent à s'implanter dans cette aride terre de garrigue. Les espèces sont rares et n'en sont que plus belles, presqu'émouvantes. Celles-ci se sont des Asphodelles blanches.

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Plus haut, dans la partie  boisée, à la recherche d'un peu  d'ombre et d'humidité, la timide violette et la luxuriante fougère.

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Mais ne traînons pas. Allez, suivez-moi...

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Cela fait déjà un bon moment que nous marchons, nous allons nous désaltérer et en profiter pour regarder le point de vue.

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 On commence déjà à dominer le panorama, mais il va falloir monter encore. Par endroit, le chemin, plus protégé et moins pentu,  est un peu plus confortable aux pieds et ombragé même.

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Maintenant, on peut dire qu'on a fait la partie la plus aisée. On est presque au bout de nos peines. On va dire qu'il reste quoi?, allez 430m. Sauf que maintenant, ça va monter fort et va falloir lever la jambe! 

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Et puis, oh miracle, nous voilà arrivées en haut sans encombres et sans bobos.  C'est pas beau ça? Un petit coup d'oeil sur la petite chapelle, qui l'été nous accueille dans sa fraîcheur bienfaitrice (photo internet).

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Aujourd'hui, nous allons plutôt rechercher la chaleur bienfaitrice du soleil. On prend soin d'enfiler sa petite laine même si on ressent encore les efforts de la montée. Tiens, d'ailleurs, mine de rien, pour reprendre son souffle, on va faire style de lire la plaque expliquant la légende du Pic.

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On va jeter un oeil sur le panorama de l'autre côté. Là pour le coup, si on a le vertige, mieux vaut s'abstenir. Cette face là tombe à pic.

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Pour la photo immortalisant l'instant et l'effort accompli, on peut tenter de s'assoir presque au bord. En tournant le dos, le danger s'estompe.

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Après un tel effort et parce qu'il faut penser à la descente, qui elle aussi va être dure pour les genoux, nous avons bien mérité un petit encas. Nous nous isolons dans un coin mais sommes vite retrouvés par quelques oiseaux amateurs de miettes, apparemment coutumiers du fait. Pas effrayés du tout, ils viennent picorer à nos pieds. Ce sont des accenteurs alpins dont le joli plumage tacheté se font sur la couleur de la roche.

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Voilà, la pause est terminée. Nous allons attaquer la descente. Ça devrait aller plus vite, mais pas d'imprudence quand même.

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Et nous voilà de retour au parking, un peu fourbues mais contentes de nous. Moi, je dis merci à mes fistons pour m'avoir permis de refaire cette escalade, peut-être pour la dernière fois...Quant à vous, pour une première, je trouve que vous vous en êtes tirées haut le pied! Merci à vous aussi de m'avoir accompagnée.

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18 février 2019

La réalisation de Josie...

Quelle surprise et quelle émotion de découvrir dans ma boite mail la très belle réalisation que Josie a faite du tuto de la tunique et de ses accessoires  pour Nancy, publiés ICI

 

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Trop belle ta Nancy ainsi vêtue...aussi précieuse que tes fleurs en arrière plan!

Vraiment un énorme merci, Josie, de m'avoir fait le plaisir de l'envoi de ta photo. C'est un grand honneur que tu me fais là!

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20 janvier 2019

Savez-vous semer les fèves?...à la mode de chez-nous...

La culture des légumes en plein champ, ce n'est pas la culture des légumes dans un potager ordinaire. La culture des légumes en plein champ demande de s'adapter à un nombre d'aléas incalculables, incontournables et imprévisibles. Il faut souvent  faire preuve de beaucoup d'ingéniosité. Si nous en sommes venus à clôturer notre parcelle, c'était pour protéger nos plantations de la gourmandise des lapins. Si nous en sommes venus à modifier notre clôture, c'est pour empêcher les ragondins de pénétrer dans l'enceinte ainsi créée. Cette clôture n'est pas assez haute pour stopper les lièvres et leur légendaire détente qui leur permet de battre des records de saut en hauteur. Elle a quand même dissuadé les sangliers de venir faire un saccage à l'automne, comme ils l'ont fait chez nos voisins dont les terrains ne sont pas clôturés. Malgré cette clôture, nous avons encore de nombreux visiteurs et pilleurs de récoltes. Les grands visiteurs à deux pattes, très gourmands qui peuvent récolter 30 salades et même plus en une rapide visite nocturne et qui enjambent la barrière ou mieux ouvrent les portillons. Les plus petits emplumés, tels les perdreaux qui, quand ils débarquent en planant, en compagnie entière, peuvent "brouter" jeunes salades et épinards en quelques heures à peine. Ils sont reconnaissables aux fientes qu'ils nous laissent en cadeau. La clôture ne permet pas non plus de laisser à l'extérieur les armées de fourmis qui transportent nos graines jusque dans leur garde-manger. Les dernières pluies d'automne ont fait proliférer les limaces qui ont transformé feuilles de salade et de choux en belles dentelles inconsommables. Et puis, il y a aussi les rats des champs; campagnols reconnaissables à leur  queue courte et les mulots à la queue plus longue. Les campagnols mangent les racines des plantes. Ils sont friands de celles des artichauts, des poireaux. Ils font donc mourir ses plantes qui s'étiolent en un rien de temps. Eux, sont repérables aux petits monticules de terre qu'ils font en bout de galerie. Leurs galeries peuvent faire des centaines de mètres et passer d'un jardin à l'autre sans se faire voir. Nous avons appris à les piéger lors d'une invasion sans précédent. Maintenant, nous avons compris qu'il ne fallait pas les laisser s'installer et piéger dès la première apparition d'un monticule. Nous maîtrisons. Le mulot, lui, consomme des fruits et légumes. Il n'est pas suffisamment vorace pour qu'il devienne notre ennemi juré. C'est pourtant à cause de lui que nous avons dû inventer une façon un peu originale de semer nos fèves. Il y a deux ans, nous avons dû semer trois fois nos fèves pour espérer avoir une récolte que l'on qualifiera d'honnête. Cette année-là, la première fois que nous les avons semées, les graines ont disparu en une nuit, un petit trou visible à l'emplacement de la graine. Nous les avons donc semées une deuxième fois en les recouvrant d'un voile de forçage. Elles ont levé normalement et nous avons dû enlever le voile dès qu'elles ont commencé à le soulever. Là aussi, elles ont été coupées au ras de la graine qui restait encore sur le pied levé et la graine pourtant germée avait disparue. Nous les avons alors semées sous un filet mais une fois la fève grandie, ce n'était pas très pratique. Au printemps, nous avons retrouvé des graines de fève entassées sous des planches, des couverccles de poubelle retournés, et autres cachettes improvisées. Le chef jardinier en est donc venu à "inventer" une façon assez saugrenue de  semer les fèves. Nous avons expérimenté cette façon de faire l'année dernière. Et vu la réussite de l'expérience, nous avons récidivé cette année...et semons désormais les fèves à la mode de chez Michel. Voici   la méthode en mots et en image.

Le principe était donc, de mettre les graines en terre et de les protéger contre toute invasion. Comment l'idée a germé dans la tête du jardinier, je n'en sais fichtre rien. Il a décidé de les semer en poquet de trois dans une bouteille plastique dont il coupe le fond et le goulot. 

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On plante donc les bouteilles en ligne, on introduit ensuite les trois graines dans le fond, on recouvre de terre et on dame. On met ensuite le goulot à l'envers dans la bouteille. Ça empêche les bestioles de rentrer et ça fait entonnoir pour l'arrosage. Pas bête, non? 

On a ainsi semé trois rangées, mais à un mois d'intervalle environs entre chaque rangée. C'est un peu long et chaque fois, nous avons été stoppés par la météo pluvieuse. La première rangée a été semée par notre plus jeune petit fils aux vacances de la Toussaint. Elles étaient déjà bien levées quand nous avons semé la deuxième rangée mi-décembre. Nous venons juste de semer la troisième. Nous les récolterons ainsi en décalé. Les premières semées sortent bien de la bouteille maintenant. Les secondes sont à mi bouteilles. Nous avons dû retirer les entonnoirs pour les laisser s'épanouir.

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Les dernières mises en bouteille, n'ont plus qu'à germer tranquillement. Ces bouteilles, protectrices des mulots, gardent aussi les plants à l'abri du gel et des intempéries. Nous n'auront plus qu'à les retirer quand les grands froids seront passés. Évidemment, ces bouteilles font parler d'elles et éveillent la curiosité des visiteurs. C'est le troisième effet Kiss cool...

Il n'y a pas que les graines de fèves qui disparaissent, celles de petits pois également. Mais là, nous pensons que ce sont les gros oiseaux, genre pigeons ou perdreaux qui les picorent. Un voile de forçage suffit  à les protéger, parce qu'une fois levés, les plants ne risquent plus rien. Les premiers, ceux mis à l'automne, nous les avions protégés sous un châssis, en même temps qu'une rangée de salades. Les petits pois vont bien, mais les salades se sont faites manger par les limaces. Nous venons de semer, hier, deux autres rangées, sous un voile. La petite pluie qui est tombée aujourd'hui va parfaire notre travail.

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Cette pluie est la bienvenue. On peut voir, sous le châssis, que la terre redevenue sèche commençait à se craqueler. Le problème, c'est que nous ne pouvons pas arroser, l'hiver, parce que la conduite d'eau principale est coupée à partir du compteur pour éviter que le gel l'endommage. Nous avons une réserve d'eau dans des tonneaux, mais nous l'économisons et ne nous en servons qu'en cas d'urgence. Ça maintient juste les légumes en vie. Quand il gèle, nous ne pouvons pas arroser. Ce serait néfaste pour les plants. Et pourtant, le gel et le vent déshydratent les végétaux. Voilà pourquoi c'est parfait quand c'est la nature qui se charge de l'arrosage, comme aujourd'hui. D'autant quand c'est une pluie fine et régulière...

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14 janvier 2019

Les sosies de Snowy...défilé chez Myjanie...

Myjanie, la talentueuse chef d'orchestre du "Beau Pays de L'Arc-en-Ciel" avait mis en route une partition commune autour de son mignon petit Snowy. Elle en offrait le tuto ICI, en nous proposant de l'intégrer à une composition de notre choix. Bien que n'étant pas une grande mélomane,  je me suis  inscrite avec empressement à ce nouveau défi qui s'annonçait très ludique. La période des fêtes arrivant à grands pas, et malgré un long délai accordé par la Maestro, je ne me suis pas lancé dans un grand opéra. Je me suis contentée d'un modeste opus en  l'intégrant à une écharpe pour Louis. Pas de fausse note dans les explications de Myjanie, mon bonhomme de neige fut rapidement appliqué sur l'écharpe et inséré dans la portée. 

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Myjanie a artistiquement retouché la partition, en rassemblant toutes les compositions des copinautes ayant participé au défi, pour en offrir une oeuvre intégrale. Vous pouvez aller assister au concert donné aujourd'hui au Beau Pays de L'Arc-en-Ciel, sous la direction du célèbre maître d'orchestre et de sa baguette ICI

Un grand MERCI, Myjanie, pour ce charmant défi auquel j'ai pris beaucoup de plaisir à participer.

 

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12 janvier 2019

Opération crottin de cheval...

Dix ans déjà que nous avons adhéré à l'association des jardins bellilociens. Dix ans que nous cultivons nos parcelles, avec plus ou moins de bonheur selon les saisons et les années, soumis que nous sommes, au bon vouloir et aux caprices de la nature. Pour mettre toutes les chances de notre côté, quant à la réalité et l'abondance des récoltes, il y a une chose incontournable, c'est l'apport de fumier en amendement d'une terre pauvre et ingrate à l'origine. La première année où nous avons cultivé ce terrain, nous avons naïvement cru qu'une terre reposée en friches pendant des années, aurait eu le temps de se régénérer et n'avait pas besoin d'être amendée, sauf au moment des semis et plantations. Ça a été vrai pour certains légumes peu gourmands qui se sont contenté d'un apport ciblé. Mais les autres légumes (comme les tomates) dont les besoins sont plus importants ont végété. La terre avait été épuisée par les précédents propriétaires et n'avait plus grand chose à nous offrir la pauvrette. Ce qui aurait dû nous mettre la puce à l'oreille, c'est qu'il ne poussait que des chardons et du liseron. Les autres herbes ont besoin d'un sol riche pour s'implanter. Dès la seconde année, nous avons tiré la leçon de ce manque de récolte et nous avons décidé d'enrichir et d'ameublir la terre. En Ardèche, quand j'étais enfant, ma grand-mère utilisait le fumier de ses chèvres dans son potager. C'est ballot! Nous n'avons pas de chèvres! Alors, nous, quel fumier allions-nous utiliser? Le seul animal qu'il y ait en grande quantité dans le coin, ce sont les chevaux et surtout des camarguais qui vivent à longueur d'année dans les prés. Leur crottin, qu'ils essaiment au gré de leurs déplacements, pas évident de le récolter. Certains éleveurs, ce sont lancés, en parallèle, dans le gardiennage de chevaux un peu plus "nobles", qui eux, nécessitent d'être hébergés dans des stalles. Qui dit stalle, dit paille et dit nettoyage régulier des dites stalles...et au final dit tas de fumier. Nous nous sommes donc mis à la recherche d'un propriétaire ayant ce genre de fonctionnement. C'est alors que nous avons découvert une chose à laquelle nous ne nous attendions vraiment pas, c'est que ce fumier était payant. Oh, mais non, mais non! C'est que nous, il allait nous en falloir une grande quantité de fumier et à longueur d'année. Nous et notre terre sommes de grands consommateurs de fumier. Bêtement, nous avons fait appel à internet espérant un miracle. Le miracle a eu lieu, nous avons trouvé un propriétaire qui voulait se débarrasser de son fumier, gratuitement, et faisait appel à de bonnes volontés pour l'enlèvement. Nous l'avons contacté et c'est ainsi que nous avons eu notre fumier pendant quelques années. Nous avions même créé des liens de sympathie avec ce monsieur. Le couple était en location à cet endroit-là et était en pour-parler pour l'achat d'un terrain un peu plus loin sur la même route. Les pour-parler traînaient en longueur, quelques ennuis avec leurs chevaux en gardiennage, le monsieur est mort brutalement d'une crise cardiaque. Son épouse a quand même continué leur projet débuté en commun. A force de témérité, elle a concrétisé l'achat de son terrain et l'a aménagé. Nous continuons donc à aller chercher du fumier chez elle. Sauf, que du fait qu'elle n'a plus de stalles puisqu'elle ne fait plus de gardiennage, c'est du crottin pur que nous ramenons au potager. Elle élève des poneys, une dizaine, qui sont parqués dans des enclos.

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Elle nettoie régulièrement ces enclos et entasse le crottin au fond de son terrain. Nous allons régulièrement en chercher avec la remorque. Et pour que la manipulation soit plus facile pour le charger et le décharger avec nos muscles un peu atrophiés par l'âge, nous le mettons dans des poubelles. Dix poubelles, pile poil ce qui rentre dans la remorque, en les plaçant en quinconce et en les empilant deux par deux.

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Avant hier matin, à neuf heures, quand nous sommes arrivés sur les lieux, il faisait un peu frisquet. Mais au bout de quelques pelletées, rendues lourdes par les dernières pluies, nous étions déjà bien réchauffés. Un peu physique comme travail mais ça fait du bien de se remuer un peu. L'hiver, j'ai tendance à me rouiller un tantinet. Le lendemain, j'avais quelques courbatures, mais quand c'est musculaire, ce n'est pas si désagréable que ça. Je vous entends bien vous demander pourquoi faire ça en hiver et ne pas attendre le printemps. Et bien, voilà. Nous ne choisissons pas vraiment le moment. C'est la météo qui décide pour nous. Quand il pleut trop, nous ne pouvons pas accéder au potager en voiture. Nous nous empressons donc de faire nos manipulations dès que c'est sec. Depuis la fin de l'automne, nous avons été gâtés en pluie. Un peu trop même, nous n'en demandions pas tant. Puis, s'en est suivie une longue période de vent. Mistral et Tramontane se sont chargé d'assécher la terre. Mais il faisait froid, du moins en ressenti. Un peu de gel a fait se raidir et se déraidir la terre. Là, les conditions sont enfin redevenues idéales. Nous nous sommes donc empressés d'aller chercher du fumier, de l'étaler et de l'enterrer en passant un premier petit coup de motoculteur.

Voici donc les tas de crottins avant d'être étalés:

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Puis le crottin étalé avant labourage:

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Y a plus qu'à se dépêcher de passer le motoculteur avant les prochaines pluies. Mais bon, ça, c'est le jardinier en chef qui s'y colle...

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10 janvier 2019

Lilly en Mère-noël...les explications de la robe...

 

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Comme toujours, cette robe a été faite au petit bonheur la chance, sans rien réfléchir et sans prendre de notes. Je peux toutefois donner quelques étapes de ma progression, si ça peut rendre service à quelqu'une.

 Ma façon de procéder habituelle: je choisis un point et je construis l'ouvrage autour. Le point employé: point de vagues ajouré bicolore. Je l'avais déjà utilisé pour une mini-poupette.

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Lilly est une poupée de laine qui mesure environs  21cms.

J'ai tricoté cette robe avec des aiguilles N°1, du coton fin rouge et de la laine fine blanche.

J'ai commencé par le bas de la jupe.

Le point se faisant sur un nombre de mailles multiple de 17, j'ai monté : 5x17m + 2m lisières = 87m

2rgs mousse blancs

RG suivant, en rouge, mise en place du motif. Tricoter deux motifs, en rouge et blanc. 

Sur le dernier rg blanc ,  pour la bande de ceinture, tricoter, entre les mailles lisières, les mailles 2 par 2 -->45m

2rg de côtes 1/1, 1rg de trou-trou pour passer la ceinture, 3rgs de côtes 1/1

On continue ensuite, en rouge et en jersey endroit, sauf les 3m de bordure de chaque côté en point mousse, sur lesquelles on fait une boutonnière, d'un côté, juste avant de rabattre pour l'encolure.

4rgs  droit jusqu'aux emmanchures. A partir de là: 

RG1: 11m end, rabattre 3m, 17m end, rabattre 3m, 11m end -->il reste 39m

On continue chaque côté séparément en rabattant encore une m côté emmanchure en symétrie.

Pour chaque côté du derrière, faire ensuite droit 12rgs jersey, puis rabattre pour l'encolure 6m.

Continuer 4rgs sur les 4m d'épaule et rabattre.

Pour le devant, après les dim d'emmanchure continuer tout droit  en jersey end sur 10rgs.

Ensuite, pour l'encolure rabattre les 3m centrales puis tous  les 2 rgs 2x1m, encore 2rgs de jersey sur les mailles d'épaule et rabattre.

Coudre l'arrière de la robe jusqu'à la taille, bordure blanche comprise. Coudre les épaules.

Les manches:

Monter 20m

3rgs côtes 1/1 en blanc. Revenir envers.

Continuer en  rouge en jersey, en augmentant de chaque côté, tous les 2rgs 3x1m  --> 26m

2rgs jersey

Puis diminutions tous les 2rgs: 6x1, 1x2, 1x3

Rabattre les 4 dernières.

Coudre les manches et les monter aux emmanchures.

Pour le col, un rg de ms tout autour. Puis, *dans la même m (1ms, 1demie bride, 1bride, 1demie bride, 1ms), sauter 2ms, 1ms, sauter 2ms* répéter de * à * tout le rg 

Pour la ceinture, je me suis contentée d'un cordon de mailles en l'air au crochet en laine noire.

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 Ces explications sont retranscrites de mémoire. Il est possible qu'elles  comportent des erreurs. Elles peuvent toutefois servir de cannevas pour créer son propre modèle...

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09 janvier 2019

Lilly8...Lilly au coucher...en attendant le Père-Noël...

 

Lilly, ayant fêté Halloween en retard,  a dû s'empresser de ranger toutes ses décos pour se tourner vers celles de Noël. Elle vient juste d'entendre parler du Père-Noël, pour la première fois. Ne perdons pas de vue qu'elle est née en mai. Emballée par cette merveilleuse histoire et la perspective de cadeaux à déballer par milliers, elle a rapidement  envoyé sa lettre au Père-Noël et dans la foulée, a décoré son sapin. Pour être à la mode de ce grand évènement, elle a feuilleté des magazines et m'a commandé une tenue de circonstance. Ne pouvant rien lui refuser, je lui ai tricoté une robe, un bonnet et crocheté des chaussures assorties...le tout en rouge et blanc, naturellement, et avec des aiguilles N°1.

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Elle crâne tellement dans sa nouvelle tenue de fête, qu'après avoir entendu parler du défi "mères et pères Noël" de Myjanie, elle a aussitôt voulu participer au défilé parmi les grandes. Elle ne doute de rien!

Vous pouvez donc aller admirer la belle et savante organisation de ce défilé, orchestrée de main de maître  par Myjanie, au beau pays de l'arc-en-ciel, et y voir Lilly s'y pavaner.

ICI 

Mais revenons à notre petite Lilly. Après toutes ces émotions dues aux préparatifs, la voilà bien fatiguée. Comme tous les enfants sages, elle va faire un gros dodo pour ne pas perturber le Père-Noël dans sa lourde tâche de distribution des cadeaux, la merveilleuse et magique nuit de Noël.

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La voici profondément endormie. Au point de ne pas entendre la petite clochette et le "oh, oh, oh" si caractéristiques de la présence mythique. Bon, le Père-Noël étant trop occupé avec les enfants, on comprend qu'il envoie ses lutins pour le monde des poupées. Ce sont donc les lutins, arrivés en traîneau, qui ont apporté les cadeaux pour Lilly . Et c'est  le lutin-sapin, lui-même, qui s'y colle pour les déposer au pied du sapin. Le traîneau était une réalisation pour un défi chez Mamirose. Je vous le présentais  ICI

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Et voilà, la livraison sitôt faite, le traîneau tourne sur les chapeaux de patins et s'éloigne sans bruit vers d'autres maisons de poupées. Chez vous, peut-être?...

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Au petit matin, Lilly toute émoustillée enfile sa robe de fête et se précipite pour voir ses cadeaux par milliers. Mais, Lilly, il faut être raisonnable. Il en faut pour toutes les poupées. Il faut savoir partager. Raisonnable, elle l'est, la petite Lilly. Elle va bien sûr se contenter de ses trois cadeaux, qu'elle va déballer en quatrième vitesse comme tous les enfants impatients. Impatients de découvrir des cadeaux qu'ils ont pourtant commandés. Ils savent donc bien ce que contient le paquet. C'est le cas de Lilly. Malgré tout, la surprise est au rendez-vous. L'émerveillement aussi...même si Lilly, très pudique ne le montre pas trop. 

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Alors, Lilly, tu nous les dévoiles tes cadeaux. Un pyjama bien chaud, un doudou-nounours et de mignons petits chaussons-lapins doux et moelleux. Et bien, dis donc tu as été drôlement gâtée. Le Père-Noël t'a trouvée bien sage, lui! Tu vas pouvoir mettre ton joli pyjama pour aller te coucher ce soir et faire un gros câlin à ton nounours.

Le soir arrivé, Lilly n'a pas rechigné pour aller se coucher. Elle s'est blottie sous sa douillette couverture en serrant son doudou dans ses bras.

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Vous l'aurez compris, cette petite histoire de Noël a vu le jour grâce au défi Lilly8 "Lilly au coucher" proposé par Liliv (blog ICI). Voici ce qu'il fallait réaliser au mois de décembre: le lit, le matelas, l'oreiller, la couverture, le pyjama, le doudou, les chaussons-lapins.

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C'était encore une partie bien ludique et plaisante à réaliser, malgré que nous soyons en plein dans les préparatifs de Noël. Liliv l'a bien compris en  nous  accordant gentiment  une semaine supplémentaire et en nous donnant le tuto une semaine en avance. 

Un grand merci à Liliv pour son implication dans ce défi qui s'avère de mois en mois riche en découvertes de tout genre et de tout style. 

Pour admirer les réalisations des autres participantes au défi Lilly, c'est dans la galerie, ICI

 

02 janvier 2019

Reflets magiques...

 Dernier jour de l'année 2018, dernier jour du permis de pêche. Mon fils aîné, accro à ce loisir, a déclaré qu'il ne fallait  pas laisser passer cette occasion d'aller utiliser une dernière fois le précieux sésame. Quand il s'agit d'aller au bord de la rivière, je ne me fais pas prier pour l'accompagner. D'autant plus quand il m'a parlé de l'endroit où il comptait aller. J'adore cet endroit. Mais comme il est sauvage, pas très pratique d'accès et visiblement fréquenté par des sangliers (!), je n'oserais vraiment pas m'y aventurer toute seule. En compagnie d'un pêcheur armé d'une canne à pêche, c'est tout de suite plus rassurant. Moi, pour le coup, c'est d'un appareil photo dont je me suis armée. Tant pis pour vous!

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Ces photos là, c'était au tout début de l'expédition.

On s'enfonce ensuite dans le chemin, un tantinet accidenté, qui borde la rive. Si vous me suivez, je compte sur vous pour ne pas faire de faux pas. N'allez pas tomber à l'eau, quand même bien froide en cette saison, même si les températures sont plutôt clémentes en cette fin d'année. Je ne vous promets pas de venir vous y repêcher.

Nous arrivons sur le lieu de pêche. Ici la rivière se sépare en deux bras; un avec du courant et un que l'on pourrait qualifier de bras mort. C'est au bord du bras mort que nous nous aventurons. C'est là qu'il faut passer entre les broussailles. Le sentier improvisé que nous empruntons me parait tracé par quelques grosses bestioles à quatre pattes dont je tairai le nom pour ne pas risquer de les faire accourir à notre rencontre. Tiens, ce bâton va me servir à la fois de canne et de gourdin. On ne sait jamais...:-)

J'oublie vite mes inquiétudes pour la quiétude du lieu. Quand on arrive dans mon coin préféré, je n'ai alors d'yeux que pour les profondeurs de l'eau, profondeur amplifiée par le reflet des arbres qui s'y mirent de toute leur hauteur. Aux grands arbres, les grands reflets.

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On en arriverait presque à ne plus savoir dans quel sens on se trouve...de quoi donner le tournis. Les couleurs sont même magnifiées par l'eau. Quand on regarde la cime d'arbres majestueux, on a l'impression de se perdre dans le bleu du ciel. Là, quand on regarde la cime des grands arbres dans l'eau, on a l'impression d'être attiré dans les profondeurs de la rivière...petite sensation de vertige.

Oh, oh! Pendant que je noie mon regard dans ce miroir magique, le pêcheur s'est éloigné vers le fond de la presqu'île. Eh! Attends moi! Ici, les deux bras se rejoignent pour offrir une vue un peu plus ample avant que la rivière ne disparaisse dans un petit méandre.

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Là, c'est amusant, non, cette souche d'arbre morte, que la nature a transformé en pot de plantes vertes?

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C'était une belle après-midi comme je les aime. On oublie tous les soucis au contact d'une nature sauvage si dépaysante. Vous n'avez pas eu froid? un peu chaud, même, non? Il faisait tout de même 15°. Comment se croire un jour de St Sylvestre? Il va falloir rentrer maintenant pour préparer le réveillon. De toutes façons la nuit commence à tomber. C'est le risque quand on accompagne le pêcheur. Lui aussi oublie tout ce qui l'entoure, même l'heure de rentrer.

Je ne vais pas m'en plaindre puisque ça nous a donné l'occasion d'assister à un beau coucher de soleil, comme on peut en admirer tous les soirs en ce moment.

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Une bien belle façon de finir l'année, juste avant le réveillon...

 

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01 janvier 2019

Meilleurs voeux...

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Sous mon brin de gui, un peu rachitique mais que j'espère être un concentré de porte-bonheur, je vous fais un traditionnel gros bisous pour entériner cette nouvelle année et la souhaiter excellente pour tout le monde. Inutile de faire une longue énumération, chacun peut ainsi fermer les yeux et formuler en son for intérieur ses propres voeux...puissent'ils se réaliser, c'est mon voeux le plus sincère!

2018, qui est passée si vite s'en est allée...vive 2019!

Bonne journée de 1er de l'An!

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