pic-st-loup-1[1]Je suis à la retraite et je m'adonne régulièrement à une de mes passions de plein air: la marche. J'avais l'habitude de partir seule pour de longues balades. Mais voilà, je ne sais pourquoi, je suis devenue peureuse. Un club de marche pour senors s'est créé dans mon village, j'y ai adhéré. Nous baladons dans les environs, tout autour des villages alentours, à un rythme assez soutenu. Toutefois, comme nous marchons deux heures, deux heures et demies, nous nous aventurons plus loin que je n'irais seule et je découvre encore des chemins que je ne connaissais pas. Depuis la fin de l'été, je me suis bien remise en jambes. Aussi, quand mes fils, venus nous rendre visite pour une semaine, m'ont proposé de faire "l'escalade" du Pic St Loup, je n'ai pas hésité à dire "oui". Le Pic St Loup (photo empruntée sur le Net), est un point culminant mythique dans notre pays méditerranéen légèrement vallonné. Certes, ce n'est pas l'Everest, mais le gravir une fois de plus après tant d'années, c'est un défi que je m'étais fixé. Peut-être serait-ce la dernière fois! Alors? Je vous emmène avec moi, vous, pour qui ce sera peut-être la première fois...

Nous nous garons sur le parking à Cazevieille. Ouh! Là! J'en vois parmi vous qui ne sont pas très convenablement chaussés. Mettez donc vos chaussures de randonnée! Et puis, tiens, puisque vous avez des bâtons de marche, prenez les aussi. La balade, balade dite par excellence "balade des familles", soit disant "facile", s'avère un peu dure pour les pieds en raison des ravinages qui font affleurer cailloux et rochers blessés et blessants.20190312_150537 (2) Nous enfilons un sac à dos dans lequel nous avons pris soin de mettre une bouteille d'eau, un léger encas et l'incontournable appareil photo. Et bien, on dirait que nous voilà prêts à partir. Ah non, n'oublions pas de prendre une petite laine autour de la taille. Il fait beau aujourd'hui, un T-shirt à manches longues suffit. Nous allons pourtant transpirer tout au long de la montée. Arrivés en haut, nous serons prudents d'enfiler une veste. Nous quittons enfin le parking.

20190312_175420 (3)Juste après le grand chêne qui a dû en voir passer des sportifs de toutes catégories, deux parcours s'offrent à nous; l'un de 5h, l'autre de 3h. Il est déjà 15h, nous allons choisir le plus court. Ouf, vous entends-je dire. Le plus court, mais le plus pentu évidemment! Ah, on fait moins les fanfarons, là! Dorénavant, on respecte la consigne évidente pour ne pas se tordre bêtement une cheville: on regarde où l'on pose son pied! Si on veut regarder le paysage, on s'arrête. Côté végétation, le buis et le chêne vert dominent. C'est quasi le printemps. Tout au long de la première partie du parcours, nous allons voir quelques fleurs qui arrivent à s'implanter dans cette aride terre de garrigue. Les espèces sont rares et n'en sont que plus belles, presqu'émouvantes. Celles-ci se sont des Asphodelles blanches.

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Plus haut, dans la partie  boisée, à la recherche d'un peu  d'ombre et d'humidité, la timide violette et la luxuriante fougère.

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Mais ne traînons pas. Allez, suivez-moi...

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Cela fait déjà un bon moment que nous marchons, nous allons nous désaltérer et en profiter pour regarder le point de vue.

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 On commence déjà à dominer le panorama, mais il va falloir monter encore. Par endroit, le chemin, plus protégé et moins pentu,  est un peu plus confortable aux pieds et ombragé même.

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Maintenant, on peut dire qu'on a fait la partie la plus aisée. On est presque au bout de nos peines. On va dire qu'il reste quoi?, allez 430m. Sauf que maintenant, ça va monter fort et va falloir lever la jambe! 

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Et puis, oh miracle, nous voilà arrivées en haut sans encombres et sans bobos.  C'est pas beau ça? Un petit coup d'oeil sur la petite chapelle, qui l'été nous accueille dans sa fraîcheur bienfaitrice (photo internet).

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Aujourd'hui, nous allons plutôt rechercher la chaleur bienfaitrice du soleil. On prend soin d'enfiler sa petite laine même si on ressent encore les efforts de la montée. Tiens, d'ailleurs, mine de rien, pour reprendre son souffle, on va faire style de lire la plaque expliquant la légende du Pic.

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On va jeter un oeil sur le panorama de l'autre côté. Là pour le coup, si on a le vertige, mieux vaut s'abstenir. Cette face là tombe à pic.

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Pour la photo immortalisant l'instant et l'effort accompli, on peut tenter de s'assoir presque au bord. En tournant le dos, le danger s'estompe.

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Après un tel effort et parce qu'il faut penser à la descente, qui elle aussi va être dure pour les genoux, nous avons bien mérité un petit encas. Nous nous isolons dans un coin mais sommes vite retrouvés par quelques oiseaux amateurs de miettes, apparemment coutumiers du fait. Pas effrayés du tout, ils viennent picorer à nos pieds. Ce sont des accenteurs alpins dont le joli plumage tacheté se font sur la couleur de la roche.

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Voilà, la pause est terminée. Nous allons attaquer la descente. Ça devrait aller plus vite, mais pas d'imprudence quand même.

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Et nous voilà de retour au parking, un peu fourbues mais contentes de nous. Moi, je dis merci à mes fistons pour m'avoir permis de refaire cette escalade, peut-être pour la dernière fois...Quant à vous, pour une première, je trouve que vous vous en êtes tirées haut le pied! Merci à vous aussi de m'avoir accompagnée.