Petit troc entre voisins...
Les petits cadeaux entretiennent l'amitié, c'est bien connu. Nous habitons, ce qui au départ pouvait être qualifié de petit village...qui depuis que nous avons construit est devenu un village...et maintenant pratiquement une cité dortoir. Dans le quartier, ceux que nous pouvons appeler désormais les "vieux de la vieille" commencent à se faire rares...alors, nous nous serrons les coudes, nous serrons les rangs. Tellement que nous, qui ne sommes là que depuis 30 ans, sommes considérés comme des "vrais" villageois. Avec nos voisins proches, nous résistons et nous entretenons des liens qui nous semblent nécessaires plus nous vieillissons...on ne sait jamais, on pense sûrement avoir besoin les uns des autres, un jour peut être. Alors, nous faisons de petits échanges, qui nous permettent de nous voir de temps en temps, de savoir que nous sommes toujours vivants et que notre vieillesse suit son cours, petit à petit, insidieusement, jour après jour. Ouverture de volets à la même heure ( pour eux, parce que, nous, nous ne les fermons pas), petits coucous par dessus le mur mitoyen en y déposant quelque chose à l'occasion (surplus de jardinage de notre part), un petit coup au volet ou sur la vitre pour annoncer sa venue pour quelques papotages futiles...de bonnes relations de voisinage qui se perdent de plus en plus. Ce midi, la voisine nous a apporté quelques pieds de moutons...nous n'avions pas encore goutté cette sorte de champignons...en échange, nous lui avons offert un quart de tarte à l'abricot tout juste sortie du four. Je l'ai faite avec les fameux abricots congelés en début d'été. C'était un essai. Maintenant, je sais qu'on peut recommencer à en congeler de la même façon. C'est un réel plaisir de les retrouver intacts après ces quelques mois.
Ça fait plusieurs fois que les voisins nous donnent des champignons, de plusieurs sortes que nous ne connaissions pas encore. Comme ce n'est pas eux qui les cueillent, on les leur donne, Lui, nous a dit que c'était pour nous les faire goutter avant pour voir s'ils ne nous rendaient pas malades. De bonne guerre!


