Encore une histoire d'eau...asséchée maintenant...
La semaine dernière, les enfants que j'accueille étant malades, je suis restée enfermée à tourner en rond chez moi (à part pour aller à l'école, en voiture, tu parles d'une sortie), aussi chargée qu'une pile électrique. Samedi, trop à faire...pas le temps d'aller me promener. Mais le dimanche...c'est permis...plus de prétexte, même pas celui du mauvais temps. Le soleil est au rendez-vous, grâce ou à cause du vent, c'est selon qu'on aime le vent ou pas. Une petite brise d'été, un jour de canicule, je dis pas...ça peut avoir son charme. Le vent du nord ou de l'ouest en hiver...surtout que nous nous trouvons pile poil à l'endroit ou Mistral et Tramontane se rencontrent, s'affrontent et soufflent en rafales décuplées par cette lutte sans merci, avant de s'engouffrer d'une seule et même force dans la gueule du Golfe du Lion...ça peut donner une sensation de grand froid même avec des températures positives. Alors, ces jours là, il faut savoir trouver des endroits abrités pour balader et c'est en fonction de ce critère que nous choisissons le sentier où nos pas vont cheminer allègrement. La végétation touffue de nos garrigues offre généreusement ce genre d'abri coupe-vent. Puisque je ne peux entraîner mon plus jeune fils avec moi que s'il y a un enjeu ludique...notre choix s'est orienté vers une nouvelle balade géocaching...le circuit qui serpente le long de l'aqueduc de Castries. Cet aqueduc conçu par Paul Riquet est un ouvrage imposant d'un dénivelé de 3m sur 6822m. Il était prévu pour amener l'eau d'une source jusqu'au château de Castries surnommé le Petit Versailles du Languedoc en raison de ses salons en enfilade et de son petit parc de buis à la Le Nôtre. Ce aqueduc est en très bon état et certaines âmes bien pensantes avaient même imaginé le remettre en fonction...je ne sais pas où en est restée cette idée. Chaqu'année, une association se charge de nettoyer et entretenir le site...une bonne idée...le sentier est très agréable et parfaitement praticable. Et c'est parti pour la balade.
Le circuit démarre en ville, puisque l'aqueduc traverse une partie de Castries. Nous nous sommes garés rue des arceaux...un peu normal...et pour attaquer le circuit, nous sommes passés sous une arche pour entrer dans un parc public. A cet endroit, les arches, devenues plus basses, laissent la place à ce qui pourrait être pris pour un simple mur de clôture du parc.
C'est dans un trou de ce "mur" que nous avons trouvé la première cache.
Nous avons pris le sentier qui traverse le parc, en longeant la résidence pour personnes agées et sommes repassés sous l'aqueduc à l'endroit où les arches reprennent, pour revenir dans les lotissements.
Nous avons commencé à suivre l'aqueduc et avons trouvé la seconde cache derrière un des gros piliers. Nous ne trouvions pas jusqu'à ce qu'un bout de pneu (sur lequel le tube était fixé) attire notre attention dans un lieu où aucun détritus ne traine.
Puis nous sommes enfin arrivés dans la garrigue, nous avons emprunté un chemin qui a délaissé un instant l'aqueduc pour mieux le retrouver au détour d'un grand tournant.
A partir de là, nous l'avons rejoint, cheminé côte à côte avec lui et suivi jusqu'au bout de la balade. La cache suivante, nous l'avons découverte tant bien que mal dans les buissons, dans des cailloux...un brin sophistiquée avec un gros tube, de la mousse, et une branche de pin artificielle.
L'aqueduc continue avec des arches de plus en plus hautes, jusqu'à ce qu'il s'enfonce vraiment dans la garrigue sauvage, le chemin se met alors à grimper et l'aqueduc redevient un muret de plus en plus bas pour atteindre une espèce de cabane...qu'il traverse...pour en ressortir pratiquement au niveau du sol.
Voici tout d'abord la partie qui sort de la maisonnette (un local technique?) et part vers l'aval
Et ensuite, la partie qui sort de l'autre côté pour partir vers l'amont.
Nous avons donc continué à suivre cette canalisation dorénavant au niveau du sol, recouverte de grosses pierres taillées et entaillées de façon à ce qu'elles s'encastrent parfaitement l'une dans l'autre. Il n'en manque pas tant que ça...c'est assez surprenant. Nous nous sommes de plus en plus enfoncés dans cette végétation inextricable, heureusement que le chemin est bien dégagé, lui.
Et c'est là que ce tronc d'arbre arraché m'a fait penser à un petit Roi Soleil en concordance avec le petit Versailles...ça ne rend pas pareil en photo que l'effet réel...on dirait plutôt une tête de cerf avec ses bois.
Lorsque nous sommes arrivés à une trouée provoquée par un grand chemin de traverse, nous avons décidé de faire demi-tour...le temps de rentrer, le soleil serait déjà presque couché. Nous n'avons pas pris le même chemin, de façon à faire une boucle. Bien nous en a pris...nous sommes passés devant cette charmante Capelette.
Elle est minuscule et pourtant la voûte est assez impressionnante...
Bien que nous ne le longions plus,nous avions toujours l'aqueduc en ligne de mire...
Encore une balade faite à moitié qu'il va falloir compléter un jour ou l'autre...


























