L'Etang de l'Or...le sentier du cabanier...
Puisque vous avez pris plaisir à m'emboiter le pas lors de la première balade, peut-être accepterez-vous de me suivre dans celle-ci. Elle se trouve dans le même coin. Nous nous sommes d'ailleurs garés sur le même parking, mais nous aurions aussi pu y accéder à pieds depuis Mauguio, ce qui aurait été quand même bien plus long. La balade que je vous propose ne fait que 5kms aller-retour. Nous avons dû accélérer le pas parce que nous avons débarqué à 16h passés et que les jours ne sont pas très longs en cette période de l'année. Aujourd'hui, ne vous inquiétez pas, nous allons prendre notre temps et bien au chaud. Quoique ce jour là, il faisait meilleur qu'aujourd'hui du point de vue température et le soleil était présent. Cette partie de l'étang, que l'on longe quasi tout du long, est moins peuplée d'oiseaux que la partie précédente, du moins en cette saison. Mais les paysages sont grandioses. Mais assez parlé, suivez-moi, je pense que vous ne serez pas déçus. Tout d'abord, nous allons traverser la passerelle qui enjambe ce petit ruisseau (flute, j'ai oublié de la prendre en photo) qui porte le joli nom de "la Capelière" et nous accédons ainsi à la baie du même nom, "la baie de la Capelière". Juste sur ce petit pont en bois, un petit panneau expliquant le lieu.
Passé le petit pont, vous avez le choix entre poursuivre le sentier principal sur la gauche ou emprunter la sente sur la droite, sachant que c'est un cul-de-sac et qu'il faudra revenir sur nos pas. Moi, ça me tente. Bon, je comprends que vous vouliez vous économiser pour la suite. Attendez moi ici. Allez, je vous montre ce que vous auriez pu apprécier si vous m'aviez suivie. J'ai donc pu profiter de cette cabane de pêcheur, cette vieille barque et d'un joli panorama tout au bout.
Me revoilà, j'espère que je n'ai pas été trop longue. Allez ce coup-ci on tourne à gauche. Le soleil est déjà bien descendu, va falloir accélérer le pas, désolée. Nous entrons maintenant dans une zone quadrillée de roubines et de langues de terre. Ces roubines servaient à la circulation des barques de pêcheurs et permettent le drainage des parcelles de terre surélevées. Tout un système de petites portes en permettent la régulation hydraulique et le brassage des eaux salées et des eaux douces afin de maintenir un degré de salinité pas trop élevé. La végétation des parcelles n'est pas sans rappeler les landes et leurs bruyères. En cette saison, les saladelles prennent une couleur qui oscille entre le rose et le mauve.
Les roselières s'écartent juste ce qu'il faut pour laisser passer le regard qui veut se faire indiscret pour observer les oiseaux locaux .
Le martin pêcheur, difficile à apercevoir et que nous n'aurions pas vu s'il n'avait plongé pour capturer une proie. Quelles belles couleurs a cet oiseau!
Au bout du sentier, nous apercevons la Grande Motte dont les bâtiments avec leur forme originale culmine de l'autre côté de l'étang. Nous faisons alors demi-tour, encore 2,5 kms pour retourner au parking. Nous avons bien fait de ne pas nous attarder en route. Voilà déjà qu'arrivé à la fin du sentier le soleil couchant commence à embraser le ciel.
Voilà, j'espère que vous n'êtes pas trop las de cette balade. Une agréable façon de commencer la nouvelle année, non?
(Cette fois-ci encore un mélange de mes photos et de celles prises par mon fils. Vous pouvez les distinguer à la différence des formats.)

















