Des nouvelles du poulailler...
Les poussins ont bien grandi. Dorénavant, chacun s'est bien identifié et le doute n'est plus permis. Nous voilà donc bien avec une poule et trois coqs.
Si je dis que le doute n'est plus permis, c'est parce que trois d'entre eux font entendre des "cocorico" plus ou moins clairs, plus ou moins enroués selon leur âge. Dès l'aube, bien entendu. En cette saison, ce n'est pas trop tôt, le jour est comme moi, un peu fainéant. Ils chantent aussi pour nous interpeler quand ils nous aperçoivent au loin ou dès qu'on s'éloigne de leur champs de vision. On a essayé de les apprivoiser...peut-être un peu trop. Ils réclament notre présence, du coup.
Deux d'entre eux sont un peu aventureux et volètent jusqu'au toit des nichoirs, qu'ils ont ainsi nettoyé de ses feuilles de chêne. Ca tombe bien parce que j'avais juste avant envisagé de le nettoyer.
Ces poules naines ne sont pas aussi voraces que les poules ordinaires, plus méfiantes quand on leur introduit un aliment nouveau. le jour où nous avons voulu leur donner un reste de riz, c'est le grand coq noir et blanc qui a d'abord observé le bol sous toutes ses coutures. Puis il a béqué un grain, l'a posé par terre, essayé de le tuer à coup de bec et enfin avalé. Puis, il s'est mis à manger. Les trois autres se sont approchés et ont participé au festin. Le bol a été alors rapidement vidé.
Et le scénario se répète à chaque aliment nouveau introduit dans leur alimentation. Ici, de la salade fraiche:
Ils sont toujours regroupés tous les quatre, ne font rien les uns sans les autres. Ils sont amusants à observer et à regarder vivre. Quand l'un des petits coqs devient fou-fou et fait mine de voler ou de se gonfler le poitrail, un des autres intervient pour le calmer, sans différenciation de sexe. Il ou elle se met face à lui et le provoque du cou et du bec. A ce moment-là, tout le monde se calme et reprend son occupations principale, à savoir les trois quart du temps "manger".
Une fois par jour, l'après-midi, j'ouvre leur cage et les laisse sortir. Je m'assoie auprès d'eux et ils picorent les feuilles des arbustes autour ou grattent la terre à la recherche de bestioles protéinées. Ils ne s'éloignent pas de moi et acceptent sans problème le retour en captivité au bout d'un laps de temps plus ou moins long. Bien souvent, ils rentrent d'eux-mêmes.
C'est une compagnie ludique et attachante. Le seul hic, c'est le fait qu'il y ait trois coqs. Nous avons mis une annonce pour adoption sur le Bon Coin, mais sans résultat pour le moment. En dernier recours, nous contacterons celui qui nous a vendu les poussins puisqu'il nous avait dit que si nous avions des coqs, il nous les reprendrait en échange d'une poule. Tant que les voisins ne se plaignent pas, il n'y a pas urgence...







